Le protocole d’accord de paix entre Khartoum et les groupes rebelles : problèmes et enjeux

Le protocole d’accord de paix entre Khartoum et les groupes rebelles : problèmes et enjeux

Actualite 27 janvier 2020 33 vues

Un mois après la sortie du quatrième rapport satisfaisant du Comité du Conseil de sécurité des Nations Unies portant sur les sanctions applicables au Soudan, une coalition de neuf rebellions a été annoncée vendredi dernier sur la conclusion d'un protocole d’accord avec le gouvernement de transition. Cette étape est une donnée très importante dans le processus de paix en cours au Soudan.

Les pourparlers entre représentants de la coalition et ceux de Khartoum avaient débuté au Soudan du Sud en octobre 2019 en vue de mettre un terme au conflit dans les régions de Darfour, du Kordofan méridional et du Nil-Bleu.

Ces rebellions accusaient à l’époque le président Omar El-Béchir d’avoir marginalisé leurs régions. Ainsi, conclu à Juba, le protocole d’accord porte sur le règlement des questions foncières, le partage du pouvoir, la possibilité reconnue aux autorités locales de légiférer et la création d’une armée nationale intégrant les anciens rebelles et milices.

Ce protocole d’accord de paix conclu entre Alhadi Idris, président de la coalition des rebelles et le commandant Mohamed Hamdan Daglo sous la médiation du Président sud-soudanais Salva Kiir, lui-même en pourparlers avec le chef rebelle Riek Machar devrait permettre l’allégement des sanctions internationales et le déploiement de l’aide humanitaire au bénéfice des populations sinistrées depuis fort longtemps.

Aussi, l’implication du Soudan du Sud dans ce processus serait un enjeu majeur en faveur de l’accélération du règlement pacifique du
conflit frontalier d’Abyei qui oppose les deux Etats.

IPREVA

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