La déradicalisation et la réhabilitation dans la lutte contre le  terrorisme au Cameroun : enjeux et défis d’un processus de paix

La déradicalisation et la réhabilitation dans la lutte contre le terrorisme au Cameroun : enjeux et défis d’un processus de paix

Recherche 17 août 2026 207 vues

Les concepts de radicalisation et d’extrémisme violent sont subjectifs et ont une signification différente selon le contexte et la perspective. De plus, leurs définitions changent constamment parce que la façon dont ils sont exprimés et matérialisés varie à l’intérieur des pays et d’un pays à l’autre. Elles découlent également de nouvelles vulnérabilités et utilisent des approches et des technologies différentes.

Une opinion extrémiste est généralement considérée comme très différente de ce qui est considéré comme une opinion dominante. Les points de vue extrémistes ne sont pas nécessairement illégaux et ne conduisent pas systématiquement à la violence. Les personnes qui ont choisi d’exprimer ou de penser radicalement sans porter atteinte aux libertés civiles des autres citoyens sont équitablement protégées par les droits fondamentaux et les droits de l’homme.

Un point de vue radical ou extrémiste cesse donc d’être acceptable lorsqu’il devient une menace pour les démocraties ou qu’il encourage la violence, afin d’exercer des contraintes sur les personnes pour atteindre ses objectifs. C’est dans ce sens que l’extrémisme violent constitue une menace pour les sociétés et notre continent, car il peut conduire au terrorisme et à l’instabilité généralisée. La radicalisation est alors le processus par lequel les individus peuvent adopter des postures radicales au point qu’ils doivent agir en conséquence.

Ce processus est soit déclenché directement par des leaders charismatiques (verticalité et asymétrie du pouvoir), soit indirectement au sein des mêmes communautés ou réseaux linguistiques (horizontalité du pouvoir) (A. Bilounga et F. Fresse, 2019).

En effet,