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Médias phares de la postmodernité (Maffesoli : 1998), marqués par une démocratisation de prises de parole sur la toile, les réseaux sociaux sont désormais considérés comme les nouvelles tribunes d’expression les plus usités. Leur forte audience quotidienne et leur fréquentation permanente, les confèrent le statut de nouveaux espaces publics (Lits 2014) qui offrent une possibilité a ... lire la suite ux internautes de tout bord de communiquer, de s’informer et d’échanger. Cette nouvelle forme numérique d’espace public offre la possibilité à toutes les catégories sociales de s’exprimer et, a pour revers de se transformer en espace de radicalisation. Après une décennie d’innovations et d’essor marquée par le développement technologique, les réseaux sociaux tels que facebook, wthatsApp, tweeter sont beaucoup plus utilisés à des fins malveillantes, que pour propager la connaissance et l’intérêt public. Cet article a pour objectif, d’analyser l’impact de la déflagration tribale virtuelle sur la cohésion nationale au Cameroun. En effet, les logiques discursives portées par les instigateurs de haine et véhiculées sur les réseaux sociaux, vectrices de crispations identitaires, ont pour eu pour effet la remise en cause du vivre ensemble. L’élection présidentielle du 07 Octobre 2018 fut considérée comme le moment propice d’exacerbation du repli identitaire aux regains tribalistes sur la toile. Le diagnostic d’un déferlement généralisé trouvant pour terrain d’expression les réseaux sociaux, adjoint à la crise sociopolitique qui sévit dans les régions du nord-ouest et sud-ouest Cameroun, invite les pouvoirs publics à définir une gouvernance de régulation de ce discours de haine, en se fondant sur une éducation citoyenne républicaine, gage d’une cohésion sociale et, d’une intégration nationale de camerounais de tout bord.